L’Afrique du Sud garde toujours sa première place dans le classement africain des écosystèmes de start-up technologiques en 2026. Il occupe le 52ᵉ rang mondial, avec un score de 5,156 et une croissance annuelle de son écosystème estimée à 31,3 %. L’information a été donnée lors de la 9ᵉ édition du Global Startup Ecosystem Index de StartupBlink.
Le Kenya, pour sa part occupe la 61ᵉ place au niveau mondial et arrive 2e au niveau africain avec un score de 2,757. Son écosystème affiche toutefois une légère contraction de 0,2 % sur un an. Le Nigeria complète le podium continental. Classé 62ᵉ mondial, il obtient un score de 2,743, en progression de 31,8 % sur un an. L’Égypte occupe la quatrième position africaine et le 65ᵉ rang mondial, avec un score de 2,232 et une croissance annuelle de 4,7 % suivie du Cap-Vert, (74ᵉ mondial), dont l’écosystème atteint 1,370 point, en hausse de 31,3 %.
La Tunisie, le Maroc, le Sénégal … dans le Top 100
La Tunisie se classe sixième en Afrique et 84ᵉ au niveau mondial, avec un score de 1,074 et une croissance de 36,6 % suivi du Maurice ( 85ᵉ rang mondial, avec 1,068 point), du Ghana, (87ᵉ mondial, avec un score de 1,004, en hausse de 25,5 %). Le Maroc se positionne à la 9e place (90ᵉ rang mondial) avec 0,899 point et une croissance de 30,7 %. La Namibie ferme le Top 10 africain, à la 94ᵉ place mondiale, avec un score de 0,804. Trois autres pays africains figurent dans le top 100 des écosystèmes mondiaux. Il s’agit de l’Ouganda (96ᵉ place, avec un score de 0,620), le Sénégal (97ᵉ place, avec 0,558 point) et le Rwanda (100ᵉ place, avec 0,425 point).
Outre le top mondial, l’Afrique compte aussi plusieurs « écosystèmes prétendants », c’est-à-dire des pays ayant atteint le seuil d’au moins 22 start-up sans disposer encore d’un score suffisant pour intégrer le Top 100 mondial. C’est le cas de l’Angola qui se distingue avec une croissance annuelle de 70,8 % et une valeur d’écosystème de 47,2 millions de dollars, l’Algérie, avec une progression de 38,7 %, pour une valeur estimée à 2,9 milliards de dollars. Le Cameroun, aussi, figure dans ce lot avec une croissance de 32,3 % et une valeur d’écosystème de 279,7 millions de dollars. L’Éthiopie atteint 1,1 milliard de dollars, la Tanzanie 636,7 millions et la Zambie 621,1 millions, avec des progressions respectives de 4,4 %, 17,8 % et 30,4 %.
Le Cameroun, la Cote d’Ivoire, parmi les “écosystèmes prétendants”
La Côte d’Ivoire figure également parmi les prétendants. Son écosystème progresse de 17,3 % pour atteindre une valorisation de 473,5 millions de dollars. Abidjan, seule ville ivoirienne présente dans le classement des 1 000 premiers hubs technologiques, se classe 575ᵉ mondiale, malgré un recul de huit places. L’Afrique du Sud et le Nigeria bénéficient de marchés de capitaux développés et d’une forte concentration de talents technologiques, tandis que l’Égypte et la Tunisie profitent de leurs liens avec les entreprises et marchés européens.
À l’échelle mondiale, les États-Unis dominent largement avec un score de 314,096, devant le Royaume-Uni à 80,114 et Israël à 71,462. La France occupe la 11ᵉ place avec 33,942 points. A noter que le classement, qui couvre 1 556 villes et 100 pays, évalue les écosystèmes à partir de trois critères : la quantité, la qualité et l’environnement des affaires.

