Les services du FMI et les autorités guinéennes ont conclu, le 11 août 2026, un accord de trois ans portant sur un nouveau programme soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC).Le financement envisagé, qui s’élève à 310,59 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux) soit 251,22 milliards de Fcfa, représente 145 % de la quote-part de la Guinée au FMI. Seulement, plus d’un mois après l’accord de principe, Conakry attend toujours la validation par les instances dirigeantes de l’institution de Bretton Woods. Il faut savoir que l’accord est subordonné à l’approbation de la direction du FMI et du conseil d’administration. Son examen est prévu, selon le FMI, au cours de septembre 2026 parallèlement à la conclusion des consultations.
L’examen de l’accord prévu au cours du mois de septembre 2026
A noter que ce programme vise à accompagner la Guinée dans la transformation de ses ressources naturelles en une croissance durable et inclusive. Il soutiendra, ainsi, les efforts des autorités pour mobiliser davantage de recettes en faveur des dépenses prioritaires, en renforçant les cadres budgétaire et monétaire. Pour la Guinée, l’enjeu sera donc, d’une part, de renforcer la gestion des finances publiques et d’autre part de transformer les opportunités minières en croissance durable, tout en maintenant les équilibres macroéconomiques.
En tout cas, une fois validé, rassure le FMI, le nouveau programme fournira un cadre d’action pour endiguer les pressions inflationnistes, promouvoir un assainissement des finances publiques favorable à la croissance, renforcer les réserves extérieures afin d’améliorer les capacités de la Guinée à absorber les chocs économiques. Il prévoit, en outre, un renforcement de la gestion de la liquidité afin de rendre l’économie guinéenne plus résistante face aux fluctuations des prix des matières premières, aux difficultés de financement.
Le programme vise à accompagner la Guinée dans la transformation de ses ressources naturelles en une croissance durable et inclusive
Selon le FMI, le programme proposé aidera les autorités à tirer parti de ces potentialités pour les convertir en avancées durables en favorisant une gestion saine des ressources, l’investissement dans le capital humain et les infrastructures, la diversification de l’économie et la mise en œuvre de politiques macroéconomiques prudentes. L’accord comprend également un volet consacré à la gouvernance. En effet, l’institution financière veut des réformes dans le domaine de la lutte contre la corruption, la transparence dans la gestion des ressources naturelles.
Il faut préciser que ce programme intervient dans une période particulière pour l’économie guinéenne : celle de la montée en puissance du projet minier Simandou. Celui-ci est considéré comme l’un des projets miniers les plus importants du pays.

