Sénégal : la BAD injecte 20 milliards F CFA pour réformer les finances publiques

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 30,4 millions d’euros, soit environ 20 milliards de FCFA, en faveur du Sénégal. L’appui est destiné à accompagner les réformes économiques et à renforcer la gouvernance des finances publiques. Cette intervention intervient alors que l’État sénégalais prévoit, pour 2026, 6 188,8 milliards de FCFA de recettes, 7 433,9 milliards de FCFA de dépenses et un déficit budgétaire de 1 245,1 milliards de FCFA.

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Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal

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La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 30,4 millions d’euros, soit environ 20 milliards de FCFA, en faveur du Sénégal. L’appui est destiné à accompagner les réformes économiques et à renforcer la gouvernance des finances publiques. Cette intervention intervient alors que l’État sénégalais prévoit, pour 2026, 6 188,8 milliards de FCFA de recettes, 7 433,9 milliards de FCFA de dépenses et un déficit budgétaire de 1 245,1 milliards de FCFA.

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 30,4 millions d’euros en faveur du Sénégal pour soutenir les réformes économiques et améliorer la gestion des finances publiques. Selon la BAD, cet appui vise notamment à renforcer la gouvernance économique, la mobilisation des ressources et l’efficacité des réformes publiques.

Le financement intervient dans un contexte où le gouvernement sénégalais mène une réforme de la gestion budgétaire et de la dette. Le ministère sénégalais des Finances et du Budget indique que cette réforme repose notamment sur la sincérité budgétaire, la soutenabilité des finances publiques, la modernisation des outils de gestion, la transparence et l’amélioration de l’allocation des ressources.

Un appui de près de 20 milliards de FCFA pour les réformes

Le financement approuvé par la BAD s’élève à 30,4 millions d’euros, soit environ 19,9 milliards de FCFA sur la base de la parité fixe de l’euro avec le franc CFA. La BAD présente l’opération comme un appui destiné à accélérer les réformes économiques et à renforcer la gouvernance des finances publiques au Sénégal.

Ce financement s’inscrit dans la continuité des interventions de la Banque au Sénégal dans le domaine des réformes publiques. Entre 2019 et 2024, le Programme d’appui à la mobilisation des ressources et l’efficacité des réformes (PAMRER) avait notamment bénéficié de plusieurs opérations de la BAD. Le financement global annoncé pour les trois phases atteignait 212,5 millions d’euros.

Des finances publiques sous contrainte en 2026

Les données du ministère sénégalais des Finances et du Budget permettent de mesurer l’environnement budgétaire dans lequel intervient ce nouveau financement.

Pour 2026, la loi de finances prévoit 6 188,8 milliards de FCFA de recettes contre 7 433,9 milliards de FCFA de dépenses. L’écart fait ressortir un déficit budgétaire de 1 245,1 milliards de FCFA, correspondant à 5,37 % du PIB.

Le gouvernement prévoit par ailleurs des dépenses d’investissement de 2 384,6 milliards de FCFA. Le PIB nominal est projeté à 23 170 milliards de FCFA, avec une croissance économique de 5 % selon les indicateurs publiés par le ministère des Finances et du Budget.

Le besoin de financement de l’État est évalué à 6 075,2 milliards de FCFA pour 2026, tandis que le service de la dette est estimé à 5 497,9 milliards de FCFA. Ces deux données figurent dans le portail officiel des relations avec les investisseurs du ministère.

Mobilisation des ressources et gestion de la dette

Le recours aux financements extérieurs intervient parallèlement à une stratégie de mobilisation des ressources sur le marché régional. En mars 2026, l’État du Sénégal a clôturé son premier appel public à l’épargne de l’année avec 304,15 milliards de FCFA mobilisés, contre un objectif initial de 200 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 152 %.

L’opération a été réalisée dans le cadre du plan de financement de l’État pour 2026 et de la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT). Les titres émis comportaient des maturités allant de trois à dix ans, avec des taux compris entre 6,40 % et 6,95 %.

Le ministère des Finances indique que la stratégie gouvernementale en matière de dette vise notamment à développer le marché intérieur des titres publics, diversifier les instruments de financement, renforcer l’analyse des risques et améliorer la transparence sur l’endettement.

Un financement lié à l’amélioration de l’environnement économique

L’appui de la BAD intervient également dans le cadre de l’objectif affiché par le gouvernement sénégalais de renforcer l’attractivité économique du pays. Le portail officiel des relations avec les investisseurs présente la stabilité macroéconomique, les réformes structurelles et l’amélioration de l’environnement des affaires parmi les éléments destinés à renforcer les relations avec les investisseurs et les institutions financières.

Le ministère des Finances et du Budget fait également de la transparence, de la redevabilité, de la digitalisation des outils de gestion et de la performance dans l’allocation et l’exécution des ressources publiques des axes de la réforme des finances publiques.

Avec ce financement de 30,4 millions d’euros, soit près de 20 milliards de FCFA, la BAD apporte un nouvel appui aux réformes économiques et à la gouvernance des finances publiques du Sénégal. L’intervention s’inscrit dans un contexte budgétaire marqué en 2026 par 7 433,9 milliards de FCFA de dépenses, 6 188,8 milliards de FCFA de recettes et un déficit prévisionnel de 1 245,1 milliards de FCFA.

Pour l’État sénégalais, les réformes engagées portent notamment sur la mobilisation des ressources, la gestion de la dette, la transparence budgétaire et l’efficacité de la dépense publique. Le financement de la BAD vient ainsi s’ajouter aux ressources mobilisées sur le marché financier régional et aux autres appuis des partenaires au développement.

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