Gabon : l’australien Rapid Critical Metals abandonne son projet de nickel-cuivre dans la Nyanga après 12 millions d’AUD d’investissements

Après plusieurs années d’exploration dans le sud du Gabon, la compagnie australienne Rapid Critical Metals met fin à ses activités sur le projet de nickel-cuivre de Nyanga. Le périmètre concerné couvre environ 2 725 km² et comprend deux permis d’exploration, G5-555 et G5-150. Ce retrait intervient alors que le Gabon poursuit le développement de nouveaux projets miniers dans la province de la Nyanga, notamment dans le nickel, le cuivre, le fer, la potasse et le marbre.

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Le retrait de Rapid Critical Metals du projet de nickel-cuivre de Nyanga marque la fin de l’implication de la compagnie australienne dans deux permis d’exploration situés dans la province de la Nyanga, au sud du Gabon. Le projet, qui couvre environ 2 725 km², avait été développé à travers les permis G5-555 et G5-150, avec pour objectif d’identifier des ressources en nickel et en cuivre. La décision intervient alors que le Gabon cherche à élargir son secteur minier au-delà du manganèse et à développer de nouvelles filières de minerais stratégiques. Le devenir de ces permis constitue désormais le principal enjeu autour de cet actif minier.

Un projet d’exploration de 2 725 km²

La société australienne Rapid Critical Metals a officialisé la cessation de ses opérations au Gabon à la fin de juillet 2026, mettant un terme à son implication dans le projet Nyanga Magmatic Nickel-Copper. Selon les informations communiquées par la compagnie, les activités de terrain sur les deux permis d’exploration G5-555 et G5-150 sont arrêtées.

Le projet était situé dans la province de la Nyanga, dans le sud du Gabon, et couvrait une superficie d’environ 2 725 km². Rapid Critical Metals détenait jusqu’à son retrait les intérêts sur ces actifs à travers sa filiale locale, Armada Exploration Gabon SARL.

Le projet avait pour objectif d’identifier des concentrations de nickel et de cuivre, deux métaux utilisés notamment dans différentes chaînes industrielles et technologiques. Les travaux réalisés au cours des années précédentes avaient notamment porté sur des campagnes géophysiques et des forages destinés à identifier les zones susceptibles de contenir une minéralisation exploitable.

Près de 12 millions de dollars australiens mobilisés

Les données financières publiées par Rapid Critical Metals permettent de mesurer l’ampleur des ressources engagées sur ses actifs gabonais. La société avait comptabilisé une dépréciation de 11,5 millions de dollars australiens sur ses actifs au Gabon au titre de l’exercice 2024. Dans ses documents financiers, elle indiquait également que son orientation stratégique vers d’autres actifs devait conduire à une réduction progressive de ses opérations gabonaises.

Les données publiées en 2026 font état d’un abandon définitif du projet et d’une fin des activités de terrain au Gabon. La presse économique gabonaise rapporte que les investissements cumulés liés aux opérations de Nyanga se sont élevés à près de 12 millions de dollars australiens, soit environ 5 milliards de FCFA.

Le retrait intervient alors que Rapid Critical Metals concentre désormais ses activités d’exploration sur d’autres actifs, notamment dans l’argent en Australie et les minerais critiques en Amérique du Nord. En juin 2026, la société annonçait par exemple l’obtention d’une autorisation permettant de lancer un programme de forage sur son projet de gallium-germanium de Prophet River, au Canada.

La Nyanga reste au centre de la stratégie minière gabonaise

Le retrait de Rapid Critical Metals ne signifie pas l’abandon par le Gabon du développement des ressources minières de la province. Le gouvernement continue de promouvoir plusieurs projets dans cette région, avec l’objectif de diversifier les activités minières au-delà du manganèse.

Lors d’une réunion consacrée aux projets miniers de la Nyanga en mars 2026, la Présidence de la République gabonaise a indiqué que plusieurs initiatives étaient en cours dans la province. Elles concernent notamment le fer de Milingui, dont l’entrée en production est annoncée pour novembre 2026, la potasse de Mayumba, ainsi que des projets liés au nickel, au cuivre et au marbre à Doussiegoussou.

Selon la Présidence gabonaise, l’ensemble de ces projets pourrait générer entre 6 000 et 7 000 emplois directs et indirects. Les autorités indiquent également vouloir favoriser la valorisation des ressources locales et leur transformation sur le territoire national.

Quel avenir pour les permis de Nyanga ?

La fin des activités de Rapid Critical Metals ouvre désormais la question du devenir des permis d’exploration concernés. À ce stade, aucune information officielle disponible ne précise une éventuelle nouvelle attribution des permis G5-555 et G5-150 à un autre opérateur.

Le retrait de la compagnie australienne intervient toutefois dans un contexte où le gouvernement gabonais continue de chercher à développer les ressources de la Nyanga. Les projets de nickel et de cuivre figurent toujours parmi les filières minières identifiées par les autorités dans leur stratégie de diversification économique.

Avec le retrait de Rapid Critical Metals, le projet de nickel-cuivre de Nyanga change de trajectoire après plusieurs années d’exploration. Le périmètre de 2 725 km², réparti sur les permis G5-555 et G5-150, constitue désormais un actif dont le devenir reste à préciser.

Cette décision ne remet pas en cause les ambitions affichées par le Gabon pour la province de la Nyanga. Le gouvernement poursuit parallèlement le développement du fer, de la potasse, du nickel, du cuivre et du marbre, dans le cadre d’une stratégie visant à élargir la base minière du pays et à accroître la transformation locale des ressources.

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