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Noix de cajou: un potentiel encore inexploité au Sénégal

En collaboration avec le gouvernement, l'interprofession travaille au développement de la production et la transformation locale de ce fruit. 

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L’objectif principal de l’interprofession du cajou au Sénégal (ICAS) demeure de faire de l’anacarde un pilier propulsant le développement du pays. Leur combat a été de faire connaître l’importance de l’anacarde encore appelé noix de cajou à l’Etat sur le plan socio-économique. Aujourd’hui, le Sénégal mise sur l’amélioration de sa production d’anacarde et franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa politique industrielle.

L’anacarde s’impose comme l’une des filières agricoles les plus dynamiques du Sénégal

Portée essentiellement par les régions de la Casamance, la production de l’anacarde encore appelée noix de cajou connaît une progression remarquable ces dernières années. Après être depuis longtemps reléguée au second plan, elle suscite aujourd’hui de fortes ambitions de la part des pouvoirs publics, qui y voient un puissant levier de création de valeur et d’emplois.

La production de l’anacarde est passée de 25000 tonnes en 2009 a seulement 19000 tonnes en 2011, soit une baisse de 6000 tonnes en 2 ans. Elle est repartie a la hausse de manière substantielle a 90 000 tonnes en 2022, puis a 160000 tonnes en 2023, confirmant la montée en puissance de cette culture dans l’économie agricole du pays.

En 2023, près de 148 000 tonnes de noix de cajou ont été exportées, principalement vers l’Inde et le Vietnam, deux grands centres mondiaux de transformation. En 2024, les ventes à l’exportation ont généré plus de 50 milliards de Fcfa, confirmant le poids croissant de cette filière dans les recettes agricoles du pays. En matière de contribution fiscale, la filière anacarde à contribué pour 3 milliards en 2026 dans le budget de l’Etat. Selon Dr Alpha Ousmane Aw, conseiller en planification à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), au cœur d’un débat sur la filière dans l’émission « Sunu industrie de la 2stv, « ça allait en faire plus si les quantités productives étaient plus importantes ».

La transformation locale reste encore limitée

L’économie nationale est privée d’une part importante de la valeur ajoutée générée par cette ressource agricole. Une grande partie de la production continue d’être exportée à l’état brut.  Les noix sont exportées en Inde, Chine et d’autres pays où elles sont le plus souvent décortiquées pour ensuite revenir transformées en noix de cajou.

En effet, le Sénégal est en retard par rapport aux autres pays avec lesquels il a lancé la culture de l’anacarde. Certains en sont à 150 milles voire 1 million de tonnes.  La Côte d’ivoire est à 1,2 million de tonnes de noix de cajou. « Pourtant nous avons les mêmes avantages, par ailleurs le Bénin a récemment commencé l’exploitation et en est déjà à 125 voire 150 mille tonnes » souligne Dr Alpha Ousmane Aw. « Dans le sud, nous n’avons même pas besoin d’effort. La noix de cajou pousse de façon très efficace », ajoute-t-il.

Nous avons beaucoup de facteurs à régler

D’après Alassane Gueye, président de la fédération des industries du Sénégal (FNIS) l’anacarde est capable d’accroître les revenus des agriculteurs. « Il suffit que le Fonds National de Développement Agro-Sylvo-Pastoral (FNDASP) apporte 

son appui et que l’institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) apporte une bonne variété », affirme-t-il.

Les producteurs ne transforment pas par faute de moyens d’après Ibrahima Ndiaye, secrétaire exécutif de l’interprofession du cajou au Sénégal (l’ICAS, créée en août 2021). 

Pourtant, en pâtisserie comme en confiserie, la noix de cajou peut servir à faire des gâteaux d’après Alassane Gueye. Même de la crème glacée, il est possible d’en avoir, rajoute-t-il. Par ailleurs, informe-t-il, « la pomme de cajou quant à elle est aux oubliettes tandis qu’il est possible d’en tirer du jus, du vin entre autres dérivés. Aujourd’hui, les sénégalais ont le choix de ne plus consommer du beurre importé car l’acajou donne du beurre aussi. Ne serait-ce que pour éviter le cholestérol. Sans omettre que consommer la noix de cajou le matin absorbe 25% de glycémie. Les Sénégalais doivent s’habituer à la consommation du cajou .

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