Le projet de Sadio Mané s’inscrit dans une logique de développement d’une chaîne de valeur intégrée autour de la mangue. À Bambali, la production agricole doit être associée à des infrastructures de tri, de transformation et de conditionnement afin de commercialiser plusieurs produits issus de la mangue. Selon les données communiquées dans le cadre du projet SM10 Agro, l’objectif est de développer simultanément l’agriculture, l’agroforesterie et la transformation industrielle.
500 hectares pour sécuriser la production
Le projet prévoit une exploitation de 500 hectares destinée à l’agriculture et à l’agroforesterie. Cette superficie doit constituer une base de production pour alimenter les futures activités industrielles. L’intégration de la production agricole et de la transformation permet de structurer plusieurs maillons de la chaîne : production, collecte, tri, transformation, conditionnement et commercialisation.
Un parc industriel de 10 hectares
En complément des 500 hectares agricoles, le projet prévoit un parc agro-industriel de 10 hectares. Cette plateforme doit accueillir plusieurs infrastructures dédiées à la transformation de la mangue.
Le dispositif comprend notamment un centre de tri, ainsi que des unités destinées à produire de la pulpe de mangue, de la mangue séchée et du beurre de mangue. Cette diversification permet de transformer une même matière première en plusieurs produits destinés à différents marchés.
Une capacité annoncée de 50 000 tonnes par an
Selon les données communiquées dans le cadre du projet SM10 Agro, la future infrastructure agro-industrielle pourrait atteindre une capacité de production de 50 000 tonnes par an.
Sur cette base, une commercialisation à un prix moyen de 50 dollars la tonne représenterait un chiffre d’affaires annuel théorique de 2,5 millions de dollars, soit environ 1,5 milliard de FCFA. À 100 dollars la tonne, ce chiffre d’affaires théorique atteindrait 5 millions de dollars, soit près de 3 milliards de FCFA. Ces montants constituent des simulations fondées sur la capacité annoncée et ne correspondent pas à une prévision officielle de revenus du projet.
Plus de 2 500 emplois annoncés
Le projet prévoit également la création de plus de 2 500 emplois. Ces emplois doivent accompagner le développement des activités agricoles et industrielles autour de Bambali. Les besoins devraient notamment concerner la production agricole, la transformation, la maintenance, la logistique, le conditionnement et la commercialisation.
Plusieurs besoins pour les investisseurs
Le développement de cette chaîne intégrée nécessite des investissements dans plusieurs segments. Les besoins identifiables concernent notamment la mécanisation agricole, l’irrigation, les équipements de tri, les lignes de transformation, le stockage, le conditionnement, la chaîne du froid et la logistique.
Pour les entreprises spécialisées dans l’agro-industrie, ces différents maillons constituent des possibilités de participation au développement de la plateforme.
Bambali au cœur de la transformation locale
L’implantation du projet à Bambali rapproche les activités de transformation du bassin de production agricole de la Casamance. Le choix d’un modèle intégrant les plantations et les unités industrielles vise à réduire la distance entre la matière première et les infrastructures de transformation. Le projet s’inscrit ainsi dans un modèle où la valeur économique de la mangue ne repose plus uniquement sur la commercialisation du fruit frais, mais également sur la production de dérivés destinés à différents marchés.
Avec 500 hectares destinés à l’agriculture et à l’agroforesterie, 10 hectares dédiés au parc industriel, une capacité annoncée de 50 000 tonnes par an et plus de 2 500 emplois, le projet porté par Sadio Mané à travers SM10 Agro positionne Bambali sur la transformation locale de la mangue. Au-delà de la production agricole, le projet prévoit de développer plusieurs produits transformés : pulpe de mangue, mangue séchée et beurre de mangue et de créer une chaîne intégrée allant de la production à la commercialisation.
La question reste désormais celle de la montée en puissance de cette capacité industrielle, de l’accès aux marchés et de la mobilisation des investissements nécessaires pour faire de la transformation locale un véritable moteur de la filière mangue au Sénégal.

