Le Burkina Faso relève le prix du gasoil à la pompe. À partir de ce lundi 10 août 2026, le litre passe de 675 à 750 FCFA, soit 75 FCFA supplémentaires. Cette hausse représente une progression de 11,1 %. Cette évolution s’inscrit dans un contexte international marqué en 2026 par des tensions sur les marchés pétroliers et une augmentation des coûts d’approvisionnement dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Le prix payé à la pompe dépend notamment du coût d’acquisition des produits pétroliers, du transport, des taxes, des marges et des mécanismes de soutien mis en place par les États.
Pourquoi le prix du gasoil augmente-t-il ?
La hausse du prix à la pompe est liée à l’évolution du coût global des hydrocarbures. Pour les pays qui dépendent des importations de produits pétroliers raffinés, une augmentation des cours internationaux peut se traduire par une progression du coût d’approvisionnement.
En 2026, plusieurs économies ouest-africaines ont dû ajuster leurs prix des carburants dans un contexte de tensions sur les marchés pétroliers internationaux. La BCEAO relève notamment plusieurs révisions des prix des produits pétroliers dans la région au cours de l’année.
Au Burkina Faso, la fixation des prix des hydrocarbures relève d’une structure réglementée par les autorités. L’arrêté conjoint portant fixation des prix de vente au détail des hydrocarbures prévoit notamment un mécanisme de détermination des prix à la pompe.
Il convient toutefois de préciser que la motivation détaillée de la hausse de 75 FCFA annoncée pour le 10 août 2026 doit être appréciée à partir de la nouvelle structure officielle des prix publiée par les autorités burkinabè.
Une hausse de 75 FCFA par litre
Le nouveau tarif représente une augmentation de 75 FCFA pour chaque litre acheté. Pour un plein de 40 litres, la facture passe de 27 000 FCFA à 30 000 FCFA, soit 3 000 FCFA supplémentaires. Pour une consommation de 100 litres, le surcoût atteint 7 500 FCFA. À 1 000 litres, il s’élève à 75 000 FCFA.
Le transport directement exposé
Le gasoil constitue un poste de dépense important pour le transport routier, notamment pour les camions, les autocars et les véhicules utilitaires. Une hausse de 75 FCFA par litre augmente donc mécaniquement les charges des opérateurs qui consomment d’importants volumes de diesel. Pour une entreprise utilisant 2 000 litres par mois, le surcoût théorique atteint 150 000 FCFA mensuels, à consommation constante.
Le Burkina Faso encadre également certains coûts liés au transport des hydrocarbures. Un arrêté officiel fixe notamment à 41 FCFA par m³ et par kilomètre le tarif maximum du transport routier inter-États des carburants, dont le gasoil.
De 675 à 750 FCFA
Le précédent prix de 675 FCFA le litre avait été établi dans le cadre de la politique de tarification des hydrocarbures du Burkina Faso. En août 2022, le prix du gasoil était passé de 645 à 675 FCFA, soit une hausse de 30 FCFA.
Ce tarif de 675 FCFA a ensuite été maintenu lors des révisions ultérieures, notamment lorsque le prix du Super 91 avait été relevé à 850 FCFA en février 2023. Le passage à 750 FCFA représente donc une nouvelle augmentation de 75 FCFA, soit 11,1 % par rapport au précédent niveau.
Quel impact sur l’économie ?
L’effet immédiat concerne les utilisateurs de diesel. Les transporteurs et les entreprises dont les activités nécessitent des véhicules ou des équipements fonctionnant au gasoil verront leur facture énergétique augmenter si leur niveau de consommation reste identique.
La transmission de cette hausse aux prix du transport et des marchandises n’est toutefois pas automatique. Elle dépendra des coûts supportés par les entreprises, de leur capacité à absorber le surcoût et de leurs décisions tarifaires.
Le prix du gasoil passe de 675 à 750 FCFA le litre au Burkina Faso, soit une hausse de 75 FCFA, équivalente à 11,1 %. Cette augmentation intervient dans un environnement régional marqué par des tensions sur les marchés pétroliers et une évolution des coûts d’approvisionnement.
Pour l’économie burkinabè, l’enjeu se situe principalement au niveau des coûts de transport, de logistique et des activités dépendantes du diesel. La publication de la nouvelle structure officielle des prix permettra de préciser la part respective du coût d’approvisionnement, du transport, de la fiscalité et des autres composantes dans cette hausse.


