UEMOA : la Côte d’Ivoire maintient son avance en matière d’accès à Internet, loin devant le Niger et la Guinée

Le Sénégal occupe la deuxième place, suivi du Mali et du Burkina Faso.

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Internet Society Pulse a publié son rapport 2025 sur l’accessibilité de l’internet dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Un indice qui évalue en priorité le score de résilience Internet des pays membres, basé sur quatre piliers clés : les infrastructures, la sécurité, la préparation du marché et l’accessibilité. Et d’emblée, il faut préciser que le secteur est certes attractif mais, il reste fortement contrasté. De grands écarts sont, en effet, notés entre les Etats membres. Au cœur de cette dynamique, la Côte d’Ivoire s’affirme comme le véritable moteur technologique dans la zone.

En Côte d’Ivoire, 66 % de la population couverte par la 4G

La Cote d’Ivoire présente un score global de résilience Internet qui s’établit à 51 %. Ce qui signifie qu’elle dispose d’une capacité moyenne à résister à des pannes imprévues ou à des défis pour le fonctionnement normal. Elle domine la zone grâce à un marché bien préparé (53/100), des tarifs abordables pour les habitants (79/100) et une couverture 4G qui touche déjà 66 % de la population dont 41% est connectée à internet. À cela s’ajoute une protection robuste contre les cyberattaques, portée par une note de cybersécurité de 78,95 au moment où son score de préparation au système d’e-gouvernement s’établit à 55,87%. Néanmoins, Internet Society considère le choix des fournisseurs d’accès Internet comme très faible.

Avec un réseau internet solide à 49%, le Sénégal occupe la deuxième place

En deuxième position, le Sénégal se démarque avec un réseau Internet solide à 49 %, un score de préparation au système de gouvernement électronique de 51,63% et 60 % de sa population déjà connectée. En d’autres termes, le pays dispose d’une capacité moyenne à résister à des pannes imprévues ou à des défis pour leur fonctionnement normal. Par rapport au score de préparation à la sécurité, il obtient 67,34% à l’Indice mondial de cybersécurité 2024 et sur les 1000 sites les plus visités, précise la note, 52 % sont accessibles via un serveur local ou un cache au Sénégal. « Cela dépasse l’objectif de 50 % de l’Internet Society », précise la note.

Le Mali bénéficie de la meilleure note de cybersécurité et la protection numérique la plus faible de la zone

De son côté, même s’il a une capacité moyenne à résister à des pannes inattendues ou à des difficultés pour un fonctionnement normal, le Mali est considéré comme un champion de la protection en ligne. Il bénéficie de la meilleure note en cybersécurité (92,54/100). La solidité de son réseau plafonne à 44 % au moment où seuls 34 % des habitants utilisent Internet. Il présente une protection numérique la plus faible de la zone, 29/100 et une connexion nettement plus chère aux habitants contrairement au Burkina Faso qui propose les tarifs les plus bas de la zone et une bonne protection (70/100). A noter que 34% de la population du Mali est connectée à internet au moment où le Burkina est à 28 % d’utilisateurs connectés et une solidité réseau de 46 %.

D’autres pays, comme le Niger et la Guinée-Bissau restent au bas de l’échelle avec des scores de résilience qui s’établissent, respectivement, à 28 %, et 29 % pour une protection contre les attaques informatiques notée à 42/100 pour le Niger et 6/100 pour la Guinée. En dehors du Niger où l’hébergement local de contenu atteint 46 % et du Sénégal qui grimpe à 52 %, l’hébergement local reste en deçà de 1 % en Guinée-Bissau, 6 % au Bénin et 12 % au Mali.

 

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