Gabon : Belinga fait émerger un marché d’investissement autour du fer, du rail, du port et des compétences

À Makokou, Fortescue Belinga a présenté l’état d’avancement du projet de fer de Belinga et les prochaines étapes de son développement. Plus de 225 000 mètres de forage à circulation inverse sur plus de 1 470 trous, auxquels s’ajoutent plus de 17 500 mètres de forage au diamant, ont déjà été réalisés. Le projet soutient actuellement 1 246 emplois directs et indirects, dont 82,22 % de Gabonais et 56,75 % originaires de l’Ogooué-Ivindo. Alors qu’une première expédition de minerai est envisagée en 2030, sous réserve d’une décision finale d’investissement, de la poursuite des études et de l’obtention des autorisations nécessaires, Belinga fait apparaître des besoins dans l’exploration, les infrastructures, le transport, l’énergie, les services miniers et la formation.

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Le projet Belinga avance encore dans sa phase d’exploration et de préparation, mais les travaux déjà réalisés permettent de mesurer l’ampleur des activités nécessaires à son développement.

Présenté lors du Forum économique de l’Ogooué-Ivindo à Makokou, le projet porté par Fortescue Belinga s’appuie sur plusieurs années d’exploration et sur la préparation d’une chaîne intégrée allant du site minier jusqu’aux infrastructures d’évacuation du minerai.

L’entreprise envisage une première expédition de minerai en 2030. Cette échéance reste conditionnée à la décision finale d’investissement, à la poursuite des études et à l’obtention des autorisations requises.

Plus de 242 500 mètres de forage réalisés

La connaissance du gisement constitue l’une des principales étapes déjà franchies. Fortescue Belinga indique avoir réalisé plus de 225 000 mètres de forage à circulation inverse, répartis sur plus de 1 470 trous. À cela s’ajoutent plus de 17 500 mètres de forage au diamant.

Le cumul des deux méthodes dépasse ainsi 242 500 mètres de forage. Ces travaux permettent d’améliorer la connaissance géologique du gisement et d’alimenter les études techniques nécessaires à la préparation du projet.

L’exploration s’est également étendue à de nouvelles zones. À Batouala, les forages ont commencé en mai 2026, tandis que les activités à Boka Boka sont en préparation. Cette extension mobilise des besoins en équipements de forage, services géologiques, analyses, transport et logistique.

1 246 emplois déjà soutenus

Le projet génère déjà des emplois avant son éventuelle entrée en production. Selon les données présentées par Edward Kalajzic, directeur général de Fortescue Belinga, 1 246 emplois directs et indirects sont actuellement soutenus par le projet. La main-d’œuvre est composée à 82,22 % de Gabonais, tandis que 56,75 % des emplois sont occupés par des personnes originaires de l’Ogooué-Ivindo. Ces données témoignent également de la place accordée au développement des compétences locales.

50 jeunes formés dans l’industrie minière australienne

Fortescue développe parallèlement le programme « We Train for Gabon ». Dans ce cadre, 50 jeunes Gabonais ont bénéficié d’une formation comprenant une immersion pratique dans l’industrie minière australienne. La formation constitue l’un des besoins associés au développement du projet, notamment pour disposer de compétences dans les métiers miniers, techniques et industriels.

Près de 200 milliards FCFA déjà mobilisés

Le développement du projet a déjà nécessité des capitaux importants. En mai 2025, le ministère gabonais des Mines indiquait que près de 200 milliards FCFA avaient été mobilisés pour les opérations d’exploration et la mise en place de la logistique autour du site de Belinga.

Le même ministère faisait alors état d’environ 1 000 employés mobilisés quotidiennement sur le chantier. Ce montant correspond aux capitaux déjà mobilisés à cette étape du projet et ne constitue pas le coût total définitif de son éventuelle phase d’exploitation.

Une chaîne qui dépasse la mine

Belinga ne repose pas uniquement sur l’extraction du minerai de fer. Le développement du projet nécessite la mise en place d’une chaîne comprenant notamment des infrastructures ferroviaires, portuaires et énergétiques.

Le gouvernement gabonais présente ainsi le projet autour d’une solution intégrée comprenant le site minier, le transport ferroviaire et les infrastructures portuaires nécessaires à l’évacuation du minerai.

Cette configuration crée plusieurs besoins industriels : ingénierie, construction, équipements, transport, énergie, maintenance, logistique et services spécialisés.

Un chemin de fer minéralier et un port en eau profonde

Les infrastructures de transport constituent l’un des principaux volets du projet. Les autorités gabonaises ont identifié la construction d’un chemin de fer minéralier et d’un port en eau profonde parmi les infrastructures structurantes nécessaires au développement de Belinga. Le projet prévoit également des infrastructures énergétiques destinées à accompagner les différentes opérations.

Ces investissements devront permettre de relier la zone d’exploitation aux infrastructures d’évacuation et d’exportation du minerai.

Une première cargaison déjà exportée en 2023

Belinga a déjà franchi une première étape commerciale. En décembre 2023, une première cargaison de minerai de fer avait été exportée du Gabon dans le cadre des travaux destinés à démontrer la qualité du minerai et à évaluer sa viabilité technique et commerciale.

Cette expédition ne correspondait toutefois pas au démarrage commercial de la mine. Depuis, les travaux se sont poursuivis sur l’exploration, les études techniques et environnementales ainsi que sur la préparation de la solution intégrée mine-rail-port.

L’exploration se poursuit à Batouala et Boka Boka

En 2026, le programme d’exploration continue au-delà du périmètre initial. Les forages ont démarré à Batouala en mai 2026, tandis que les activités sont préparées à Boka Boka. Ces opérations doivent permettre de poursuivre l’évaluation du potentiel géologique de la zone.

Elles s’inscrivent dans une phase qui précède encore la décision finale concernant le développement industriel complet du projet.

2030 comme prochaine échéance

Fortescue Belinga envisage une première expédition de minerai en 2030. Cette échéance reste toutefois soumise à plusieurs conditions : une décision finale d’investissement, la poursuite des études et l’obtention des autorisations nécessaires.

Le projet demeure donc, à ce stade, dans une phase d’exploration et de préparation. Le calendrier annoncé ne doit pas être assimilé à une date ferme de démarrage de la production commerciale.

Le projet Belinga a déjà franchi plusieurs étapes avant son éventuel passage à la production. Les travaux d’exploration dépassent 225 000 mètres de forage à circulation inverse sur plus de 1 470 trous, auxquels s’ajoutent plus de 17 500 mètres de forage au diamant. L’exploration s’est étendue à Batouala, où les forages ont débuté en mai 2026, avec des activités préparées à Boka Boka.

Sur le plan économique, 1 246 emplois directs et indirects sont actuellement soutenus, avec 82,22 % de travailleurs gabonais, dont 56,75 % originaires de l’Ogooué-Ivindo. Le programme « We Train for Gabon » a parallèlement permis de former 50 jeunes Gabonais avec une immersion dans l’industrie minière australienne.

Sur le plan financier, près de 200 milliards FCFA avaient déjà été mobilisés en mai 2025 pour l’exploration et la logistique autour du projet. Une première cargaison de minerai avait par ailleurs été exportée en décembre 2023 dans le cadre de l’évaluation technique et commerciale du projet.

La prochaine phase devra porter sur les infrastructures nécessaires à une exploitation à grande échelle, notamment le chemin de fer minéralier, le port en eau profonde et les infrastructures énergétiques. La première expédition commerciale est envisagée en 2030, mais reste conditionnée à la décision finale d’investissement, aux études et aux autorisations.

Belinga concentre ainsi plusieurs marchés autour d’un même projet : exploration géologique, équipements miniers, infrastructures ferroviaires et portuaires, énergie, logistique, maintenance, formation et services industriels. La réalisation de ces différents volets dépendra des prochaines décisions techniques, financières et réglementaires.

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