Téléphones non dédouanés : le Cameroun prépare le nouveau contrôle du marché au 1er septembre

Le Cameroun s’apprête à appliquer, à partir du 1er septembre 2026, le blocage de certains téléphones non dédouanés sur les réseaux de télécommunications. Après le report d’une première échéance en mai, le ministère des Finances relance le dispositif avec un mécanisme fondé sur l’identification des appareils par leur numéro IMEI.

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Le marché du téléphone portable entre dans une nouvelle phase de contrôle douanier au Cameroun .Dans un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, annonce le début effectif du blocage des téléphones non dédouanés à compter du mardi 1er septembre.

La mesure découle de la réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane prévue par la loi de finances pour 2023. Elle repose sur la mise en relation des données de l’administration douanière avec celles des opérateurs de télécommunications.

Plus de 700 000 appareils identifiés

Lors de la première phase du dispositif, l’administration douanière avait identifié plus de 700 000 téléphones connectés aux réseaux camerounais sans avoir été dédouanés. Ces appareils étaient concernés par la procédure de régularisation mise en place par les autorités.

Le système repose sur le numéro IMEI, identifiant unique de chaque téléphone. Il permet à l’administration de déterminer si un appareil a été régulièrement importé et dédouané. Le contrôle porte donc sur le terminal lui-même et non sur la carte SIM de l’utilisateur. Les téléphones déjà connectés aux réseaux camerounais avant le 1er avril 2026 bénéficient d’une amnistie fiscale, selon la Direction générale des Douanes.

Une première échéance reportée

Le dispositif devait initialement entrer en vigueur le 25 mai 2026. Cette première échéance avait toutefois été reportée après des échanges entre les autorités, les opérateurs de télécommunications et le régulateur du secteur. Les discussions avaient notamment porté sur les conditions techniques et réglementaires nécessaires à la mise en œuvre du système. La nouvelle date du 1er septembre 2026 intervient donc après cette phase de préparation.

Des droits calculés selon la catégorie du téléphone

Pour encadrer la régularisation, l’administration douanière a établi une grille de valeurs de référence. Les téléphones sont répartis en plusieurs catégories, avec des valeurs allant de 5 000 FCFA à 400 000 FCFA.

Le taux de droits et taxes applicable est fixé à 33,33 % de la valeur de référence. Ainsi, le montant à payer varie en fonction de la catégorie dans laquelle est classé l’appareil. Cette grille donne aux importateurs, distributeurs et propriétaires concernés une base officielle pour déterminer le montant nécessaire à la régularisation de leurs téléphones.

Les importateurs et vendeurs directement concernés

La réforme modifie également les pratiques des professionnels du secteur. Les importateurs et distributeurs doivent s’assurer de la conformité douanière des appareils qu’ils mettent sur le marché.

la vérification du statut douanier devient donc une étape supplémentaire dans la chaîne d’importation et de commercialisation. Un appareil non régularisé peut, à terme, perdre son accès aux réseaux de télécommunications locaux. Les consommateurs disposent eux aussi d’un moyen de contrôle. Le numéro IMEI peut être obtenu en composant *#06# sur le téléphone, puis vérifié à travers les outils mis à disposition par l’administration.

Une réforme centrée sur la traçabilité

Au-delà du blocage, le dispositif introduit une nouvelle méthode de contrôle du marché. L’administration cherche à établir une correspondance entre le téléphone importé, son numéro IMEI, sa déclaration douanière et son utilisation sur les réseaux nationaux.

Cette traçabilité doit permettre de mieux suivre les terminaux entrant sur le marché camerounais et de rapprocher les opérations d’importation des droits et taxes effectivement acquittés. Après le report de l’échéance initialement fixée au 25 mai, le 1er septembre 2026 devient la nouvelle date de référence pour l’application du dispositif aux téléphones concernés.

Avec plus de 700 000 appareils identifiés lors de la première phase et une grille de valeurs comprise entre 5 000 et 400 000 FCFA, la réforme concerne à la fois les importateurs, les distributeurs et les utilisateurs. La prochaine étape sera donc l’application effective du mécanisme sur les réseaux camerounais et son impact sur la régularisation des appareils encore concernés.

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