Le secteur minier centrafricain présente en 2025 une évolution contrastée entre le diamant et l’or. Alors que le diamant, historiquement associé aux exportations minières du pays, voit ses volumes et ses recettes diminuer, la filière aurifère enregistre une progression importante. La note d’information 2026 du ministère des Finances et du Budget indique que les diamants sont passés à 55 449,7 carats, soit une baisse de 28,4 %. Les recettes correspondantes atteignent 3,41 milliards de FCFA, en diminution de 38,4 %. À l’inverse, l’or progresse de 670,5 % en volume, avec 4,39 millions de grammes produits et 131,7 milliards de FCFA de recettes.
Le diamant enregistre une nouvelle baisse
Les données officielles montrent une contraction de la filière diamantifère centrafricaine en 2025. Le volume enregistré s’élève à 55 449,7 carats, soit une baisse de 28,4 %. Cette diminution s’accompagne d’un recul de la valeur générée par la filière : les recettes passent à 3,41 milliards de FCFA, en baisse de 38,4 % sur un an.
Cette évolution intervient alors que la République centrafricaine a retrouvé progressivement son accès aux circuits internationaux du diamant à la suite de la levée de la suspension liée au Processus de Kimberley. La reprise de la commercialisation officielle ne s’est donc pas traduite, sur les données de 2025, par une hausse de la production diamantifère enregistrée par les autorités.
L’or prend une place dominante dans les recettes minières
La principale évolution du secteur minier centrafricain en 2025 concerne l’or. Selon le ministère des Finances et du Budget, la production atteint 4,39 millions de grammes, soit une progression de 670,5 % sur un an. Les recettes générées par cette filière atteignent 131,7 milliards de FCFA, en hausse de 820,9 %. Le secteur aurifère a également généré 2,95 milliards de FCFA de taxes.
L’écart avec le diamant est important. Les 131,7 milliards de FCFA de recettes associées à l’or représentent près de 39 fois les 3,41 milliards de FCFA enregistrés pour le diamant. Cette évolution modifie ainsi la structure des revenus tirés des principales ressources minières du pays.
Un secteur minier encore dominé par les ressources primaires
Le poids des activités extractives s’inscrit dans une économie où le secteur primaire conserve une place importante. D’après la note d’information du ministère des Finances et du Budget, le secteur primaire représente plus de 30 % du PIB centrafricain en 2025 et contribue à hauteur de 0,7 point à la croissance, contre 0,3 point en 2024.
Dans les échanges extérieurs, les exportations centrafricaines restent principalement constituées de produits primaires, notamment le bois, l’or, le diamant, le coton et le café. Cette structure souligne l’importance des ressources naturelles dans les recettes d’exportation et dans l’activité économique du pays.
La formalisation reste un enjeu pour la filière diamant
Pour le diamant, l’amélioration des performances dépend notamment du renforcement de la production enregistrée et des circuits officiels de commercialisation. La formalisation des activités minières, la traçabilité des pierres et l’encadrement des circuits de commercialisation constituent des leviers pour accroître les volumes intégrés dans les statistiques officielles et les recettes publiques.
La comparaison avec l’or montre également l’importance de l’encadrement de la production. En 2025, la filière aurifère a généré 131,7 milliards de FCFA de recettes, ainsi que 2,95 milliards de FCFA de taxes. Le renforcement du suivi des activités minières représente donc un enjeu pour améliorer la mobilisation des revenus issus du sous-sol centrafricain.
Les données officielles de 2025 traduisent une recomposition du secteur minier centrafricain. Avec 55 449,7 carats et 3,41 milliards de FCFA de recettes, le diamant recule de 28,4 % en volume et de 38,4 % en valeur. Dans le même temps, l’or atteint 4,39 millions de grammes, pour 131,7 milliards de FCFA de recettes, avec 2,95 milliards de FCFA de taxes.
Ces chiffres placent désormais l’or devant le diamant parmi les principales ressources minières génératrices de revenus en République centrafricaine. Pour la filière diamantifère, l’enjeu porte désormais sur l’augmentation de la production officiellement enregistrée, le renforcement de la traçabilité et la progression de sa contribution aux exportations et aux recettes publiques.

