109 blocs pétroliers et gaziers sénégalais, seront mis sur le marché. L’annonce a été faite, le 9 septembre 2026, par le ministre du pétrole et de l’énergie, Abdourahmane Diouf. En effet, invité à réagir sur la déclaration de politique générale du chef du gouvernement, le ministre sénégalais a informé que sur les 113 blocs que compte le Sénégal, seuls les 4 sont sous contrats. Par conséquent, les autres feront l’objet d’une promotion et la tournée de présentation prévue, à cet effet, ciblera à la fois des opérateurs nationaux et des compagnies internationales, dans une logique d’équilibre entre capitaux domestiques et financements extérieurs.
Néanmoins, le ministre de l’énergie et du pétrole a tenu à préciser que « le plan du président est de former des responsables locaux dans les secteurs de l’énergie, du pétrole et du gaz ». Une manière, pour les autorités de faire davantage de place aux entreprises sénégalaises sans renoncer aux capitaux et aux compétences nécessaires à l’exploration et au développement des projets. En plus, le code pétrolier sénégalais de 2019 prévoit formellement la priorité aux entreprises et à la main-d’œuvre sénégalaises, ainsi que des obligations de transfert technologique.
Seuls 4 blocs sont sous contrats selon le ministre de l’énergie et du pétrole
Il faut, cependant, préciser que cette ouverture intervient après l’annonce de la renégociation des contrats déjà signés en vue de mieux considérer l’intérêt national conformément au code pétrolier voté en 2019. En effet, les dispositions de la loi 2019-03 portant nouveau code pétrolier a instauré de nouvelles modalités de recouvrement de la redevance. Celles-ci varient selon la localisation : 10 % pour les blocs onshore, 9 % pour l’offshore peu profond, 8 % pour l’offshore profond et 7 % pour l’ultra-profond, avec un taux réduit à 6 % pour le gaz naturel. Concernant la part de l’État dans le profit pétrolier, elle varie entre 40 % et 60 % selon le ratio entre les revenus et les investissements cumulés de l’opérateur.
Une ouverture qui intervient après l’adoption d’un nouveau code pétrolier
Le code prévoit également une participation minimale de l’État à hauteur de 10 % dès la phase d’exploration, avec une option d’augmentation jusqu’à 20 % supplémentaires en développement et exploitation. Les coûts récupérables sont plafonnés à des niveaux différenciés par zone de 55 % onshore à 70 % offshore ultra-profond. D’autres nouvelles taxes (les frais d’instruction, les droits de douane de sortie sur la production à exporter) ont été également mises en place.

