Le Sénégal ne lâche pas du lest. Il persiste dans sa volonté de renégocier les contrats pétroliers et gaziers conclus sous le régime du président Macky Sall. Selon le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, une trentaine de conventions minières sont en cours de renégociation. Une renégociation guidée par trois principes selon le Premier ministre sénégalais : La sécurité juridique pleine et entière pour les investisseurs de bonne foi, la fermeté partout où l’intérêt national a été lésé, ni brutalité, ni naïveté dans le traitement des dossiers. En effet, le chef du gouvernement sénégalais reste convaincu que « la confiance doit être de mise dans un partenariat, l’objectivité doit être une exigence à réclamer à un investisseur, qui sciemment ou malgré lui, a bénéficié d’avantages indus ».
Cependant, s’empresse-t-il de préciser, « il n’est pas à abattre ni à spolier, il n’est pas à snober ou faire chanter s’il coopère loyalement à la résolution équilibrée, dans le respect scrupuleux des intérêts du peuple sénégalais, des faits qui lui sont reprochés. Il n’est pas non plus à charger d’un fardeau qui remette en cause la pérennité d’un investissement et à menacer les emplois des sénégalais qui y travaillent, mais il ne doit jamais se méprendre sur le fait que mis devant une situation de fait. L’Etat du Sénégal prendra en toute connaissance de cause toutes ses responsabilités et fera face aux procédures contentieuses, bien armé » !
Autre point soulevé par le Premier ministre sénégalais devant les députés le 8 septembre 2026: la question de la subvention de l’énergie. Et c’est pour dire que le gouvernement entend ramener, d’ici 2029, le coût total des subventions énergétiques à un niveau n’excédant pas 1% du PIB par an. « Le gaz butane destiné aux usages domestiques, en particulier les petits conditionnements, sera préservé. Pour l’électricité, la subvention sera recentrée sur les faibles consommations des clients domestiques et les professionnels de petite puissance, au travers d’un tarif social. A terme, la protection sera essentiellement centrée sur les ménages les plus vulnérables, couvrant 40% de la population », a-t-il informé.
Ainsi, la stratégie de réforme des subventions à l’énergie reposera sur trois principes : une réduction graduelle, prévisible et différenciée de la charge de la subvention selon les produits, une protection ciblée, déployée préalablement ou concomitamment aux ajustements et une gestion budgétaire transparente excluant toute accumulation de nouveaux arriérés.

