CEDEAO: la longue marche vers l’ECO

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest s'engage à accélérer le lancement de la monnaie unique ouest- africaine.

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Après plusieurs reports, la CEDEAO est déterminée à lancer l’Eco en 2027. Du moins, pour l’organisation régionale, l’objectif reste « réalisable ». C’est dans ce cadre que la 14e session du Conseil de convergence à été convoquée le 7 septembre 2026 afin de faire le point sur les questions en suspens. Au sortir de la réunion, il apparaît que pour tenir l’engagement de lancer l’Eco, la CEDEAO doit relever plusieurs défis: Organiser la future autorité monétaire, définir les mécanismes de décision et déminer les modalités d’entrée des premiers participants.

ECO, 43 ans d’histoire

L’idée d’une monnaie unique ouest-africaine est née le 1er juin 1983, lors d’une réunion des chefs d’État de la CEDEAO à Conakry, en Guinée. Les dirigeants ont émis l’idée d’une union monétaire pour régler les problèmes de paiements au sein de la zone. En 1987, ce projet a été adopté. Par la même occasion, ils ont approuvé à Abuja, au Nigeria, un programme de coopération monétaire devant conduire à la création d’une monnaie unique dans l’optique de résoudre des problèmes de paiements et de change, la stimulation du commerce régional, l’affirmation de la souveraineté monétaire de l’Afrique de l’Ouest et la mutualisation des moyens monétaires pour atteindre des objectifs communs. Le projet a été, par la suite, renforcé par un programme de coopération monétaire en 1997. Plus tard, le nom Eco a été adopté le 29 juin 2019 par la Conférence de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria.

La Covid-19 a également retardé le processus

La date initialement prévue pour le lancement de la monnaie unique était le 1er janvier 2003. Mais, il y a eu plusieurs reports. La Covid-19 a également retardé le processus après 2020, la pandémie ayant contribué à accroître la dette publique dans l’espace. En effet, le plafonnement de la dette publique du pays à 70 % du PIB, est un critère d’entrée dans la zone Eco.

les autres critères sont : un déficit budgétaire ne dépassant pas 3% du PIB et un taux d’inflation plafonné a 10% De l’avis de la commission de la CEDEAO « si nous sommes dans un groupe, il faut que tout le monde suive les mêmes règles pour que le groupe fonctionne. Et qu’il n’y ait pas de dérogations pour certains membres ». À noter que seuls quatre pays respectent pour le moment ces conditions. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Togo, le Bénin.

Autre précision, la Guinée est membre de la task force présidentielle en vue du lancement de l’Eco mais ne va pas adopter la future monnaie unique. Le pays a annoncé son attachement au franc national, considéré comme un symbole de souveraineté et un levier de développement.

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