Le Sénégal a publié le deuxième rapport trimestriel d’exécution du budget. Et selon le document, les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 2.874,7 milliards de Fcfa à fin juin 2026, soit 40,1% des prévisions de la loi de finance initiale (LFI). Et selon le document, 165,5 milliards de FCFA ont été versés au titre de la subvention à l’énergie. Il faut préciser que les dépenses de transferts courants (montant versé par l’administration publique à des entités tierces pour couvrir des charges d’exploitation, des subventions…) ont été exécutées à hauteur de 658,5 milliards de FCFA à fin juin 2026, soit un taux d’exécution de 52,2 % des prévisions budgétaires.
Par rapport à l’année dernière, elles ont reculé de 186,4 milliards de FCFA. Et outre l’énergie, l’Etat a consacré 13,5 milliards de subvention à la compagnie Air Sénégal et 16,1 milliards de FCFA à la Sen-Ter (Société nationale de gestion du patrimoine du Train Express Régional) au titre de la compensation. Par ailleurs, 5 milliards de FCFA ont été consacrés à l’Unité de gestion du Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026, 7,4 milliards à l’ARTP (Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes) et 4,6 milliards à la société de transport publique Dakar Dem Dikk au titre de la rémunération des services publics de transport, entre autres.
621,2 milliards de Fcfa pour couvrir les charges de la dette
Toujours au titre de ces transferts, l’État a versé 56,5 milliards de FCFA pour la prise en charge des bourses et allocations des étudiants au cours du premier semestre, ainsi que 55,2 milliards pour la prise en charge des universités et 1,9 milliard pour les écoles d’ingénieurs. Les Centres des œuvres universitaires ont bénéficié de 30,2 milliards de FCFA, les Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et les structures de formation professionnelle de 2,5 milliards, la Sogepa (Société Nationale de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine Bâti de l’État) de 16,9 milliards, l’AIBD (Aéroport international Blaise Diagne de Dakar) de 3,2 milliards, La Poste de 3 milliards, entre autres.
D’autres transferts ont été effectués au profit de certaines entités, notamment l’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle (AS-CSU), qui a reçu 16,2 milliards de FCFA, les hôpitaux 12,3 milliards et l’OFOR 1,7 milliard.
2.196,4 milliards de Fcfa ont été consacrés aux dépenses ordinaires, soit 50,2% des prévisions de la LFI. Elles concernent les charges financières de la dette publique, les dépenses de personnel, les acquisitions de biens et services et les transferts courants. En effet, l’Etat a versé 621,2 milliards de Fcfa à ses créanciers pour couvrir les charges de la dette, dont 453,1 milliards de Fcfa pour la dette extérieure (72,9% du total) et 168,1 milliards pour la dette intérieure (27,1% du total).
Plus de 25 milliards de facture d’eau en 6 mois
Concernant les dépenses de personnel, 759,6 milliards de Fcfa ont servi à payer la masse salariale durant le premier semestre de l’année 2026. Ce montant représente 49,6% des crédits ouverts par la LFI. Comparativement à la même période de l’année précédente, elle a augmenté de 42,1 milliards de Fcfa soit +5,9%. La masse salariale est répartie entre la rémunération des salariés (743,4 milliards de Fcfa), les dépenses de prestations sociales (16,2 milliards de Fcfa dont 10,7 milliards Fcfa pour les dépenses de santé et 5,4 milliards Fcfa pour les pensions d’invalidité pour et 0,1 milliard de Fcfa pour les prestations au titre du capital décès.
Par rapport aux dépenses d’acquisition de biens et services, elles ont été exécutées à hauteur de 157,1 milliards au 30 juin 2026 contre 152,7 milliards sur la même période en 2025, soit une hausse de 4,4 milliards de Fcfa. Cette rubrique comprend, entre autres, le règlement des factures d’eau de l’administration (25,5 milliards de FCFA), charges locatives (4,7 milliards de FCFA), les dépenses liées à la sécurité nationale (21,5 milliards de FCFA). 61,9 milliards ont été consacrés aux services généraux des administrations, soit 39,4% des crédits.

